CHRONIQUE

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Par Marie-Pier Jossart

La chasse au javelina…

Le javelina, également appelé pécari à collier, est une espèce fascinante qui habite principalement les zones désertiques et semi-désertique de l’Amérique. On le retrouve du sud des États-Unis jusqu’au Mexique et en Amérique centrale. Bien que cet animal ressemble à un porc sauvage, il appartient à la famille des Tayassuidae et est, en réalité, très différent. De taille relativement petite, il arbore un pelage bruni à gris, souvent avec une bande claire autour du cou, qui lui vaut son nom de pécari à collier. Ce mammifère est robuste, parfaitement adapté à des conditions de vie difficiles, telles que celles rencontrées dans les régions arides et montagneuses.

J’ai eu l’opportunité, en janvier dernier, d’observer et de chasser le javelina dans la région désertique de Santa Eulalia, au Mexique, un lieu réputé pour ses paysages escarpés et son climat rude. Le climat y est particulièrement sec et chaud, avec des températures élevées pendant la journée et des nuits plus fraîches. Les températures peuvent grimper bien au-dessus des 30 degrés Celsius en plein jour, mais la chaleur intense est souvent adoucie par des brises fraîches en fin de journée. La température dépend aussi du moment de l’année, en hiver c’est plus frais. Le terrain est principalement constitué de collines rocailleuses, de buissons épineux et de cactus.

L’environnement où l’on retrouve le javelina est parsemé de collines rocailleuses, de buissons épineux et de cactus.

Lors de ma chasse, j’étais accompagné de mon père, de mon ami Gustavo et de deux guides locaux, tous expérimentés dans ce type de chasse. La chasse au pécari, dans ce type d’environnement, nécessite de la patience, de la discrétion et une connaissance approfondie de leurs habitudes. En effet, le javelina est un animal très méfiant, doté d’un instinct de fuite bien développé. Dès qu’il perçoit un danger, il s’éloigne rapidement, parfois sans qu’on ait le temps de réagir. Les guides connaissaient parfaitement la faune locale, savaient où nous diriger et quels sont les meilleurs endroits pour trouver notre gibier.

Les javelinas vivent souvent en groupe, et c’est dans un terrain escarpé, où les rochers offraient des cachettes parfaites, que nous avons repéré un groupe. Nous avons avancé lentement, en silence, prenant soin de ne pas alerter les animaux avec des bruits ou des mouvements brusques. Les javelinas sont particulièrement vigilants, et le moindre bruit suspect peut les faire fuir. En restants attentifs aux signes subtils, comme les empreintes dans le sable ou les bruits de pas, nous avons pu localiser les pécaris et nous mettre en position pour les observer sans qu’ils ne nous repèrent.

Les jumelles sont bien pratiques pour repérer les groupes de pécaris à distance et sans les effrayer.

L’instant où nous avons repéré le groupe, les guides nous ont orientés vers des buissons pour nous dissimuler. Nous avons attendu que les animaux se placent dans une position idéale pour le tir. Après quelques instants d’attente, j’ai eu l’opportunité de récolter deux javelinas lors de la journée. Un doublé, quelle belle réussite, j’en suis très fière.

L’auteure était bien fière de son doublé de pécaris réalisé lors de la même journée.

La récolte est toujours un moment de pur bonheur mais cette activité de chasse ne s’arrête pas à la récolte, il s’agit également d’une manière de comprendre les comportements du gibier. Au-delà de l’aspect de la chasse, cette expérience m’a permis de mieux comprendre les dynamiques de la faune locale et l’importance de respecter l’environnement. Le pécari, bien qu’il soit souvent perçu comme une proie, joue un rôle crucial dans son écosystème. Il aide à contrôler la population de végétaux et de petits animaux, tout en servant de nourriture pour de nombreux prédateurs. Dans cette optique, les javelinas que j’ai récoltés ont été utilisés de manière responsable. La viande a été récupérée par des habitants du village. Rien n’a été gaspillé. La chasse, ici, n’était pas seulement une aventure de chasse personnelle, mais aussi un moyen de contribuer à la subsistance locale.

Pour vivre une expérience de chasse aux pécaris, je vous conseille de faire une recherche sur google.

Bonne chasse!

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