CHRONIQUE

100% PASSIONNÉE

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Par Marylin Soucy

DINDON:

le printemps aux 1001 défis!

Ce printemps j’aurai la chance de réaliser l’un de mes rêves et d’aller chasser en Afrique du Sud. J’ai choisi d’y aller au mois d’avril pour diverses raisons, mais cela n’empêche qu’à mon retour je devrai user de stratégie pour déjouer ces beaux mâles dindons et réussir à en récolter au moins 1 sur 2 dans cette saison qui sera déjà bien entamée.

Ça fait déjà plusieurs années que je chasse le dindon sur le même terrain. J’ai compris au fil des ans, leur comportement et les sites de perchage récurent année après année. J’ai su m’adapter à mon terrain et cela ne sera que d’autant plus aidant pour moi cette saison. Comme quoi, on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve. Je suis quelqu’un de très assidue à la chasse, si on peut dire ça comme ça. Je ne me souviens pas d’avoir manqué une ouverture depuis que j’ai commencé à chasser, mais il y a une première fois à tout. Je vois dans cela un beau défi à relever.

L’auteure a remarqué que les sites de perchage sont souvent récurrents d’une année à l’autre ce qui facilite son temps de repérage.

Avec la pression de chasse qui est en constante augmentation pour le dindon sauvage, il ne faut pas se le cacher, le gibier s’est très bien adapté. Parfois, il se laisse complètement berner et d’autres fois, les gros mâles sont extrêmement vigilants et savent reconnaître une situation douteuse. J’adore cette chasse, car quand on a de l’action et qu’il y a un ou des dindons qui nous répondent, j’ai le même feeling que si c’était un orignal qui venait vers moi. C’est un gibier très vocal et on apprend énormément lorsqu’on les écoute interagir entre eux.

La plupart du temps, plus la saison avance, plus les mâles vont se déplacer à la recherche de femelles ou peuvent même changer de secteur s’ils se sentent trop «dérangés». Je crois que plusieurs facteurs vont mettre une petite chance de plus de mon côté et m’aider pour la récolte de mes dindons sauvages cette saison.

Selon l’auteure, plus la saison avance plus les mâles vont se déplacer à la recherche de femelles et deviendront vulnérables.

Premièrement, le site de chasse va être tranquille et sans pression ça c’est certain. Les dindons devraient donc normalement demeurer dans les environs.

Ensuite, l’année dernière, il y a eu beaucoup de cultures de soya. Le gibier aime bien s’en nourrir, donc chasser à proximité des chemins menant aux champs pas encore labourés a toujours été une bonne technique pour moi. J’ai encore quelques caméras en forêt et je constate que le gibier se porte très bien. Les populations semblent être bonnes. Du moins dans mon secteur. Toutefois l’hiver ne veut rien dire, car les dindons sont tous en groupe et plusieurs d’entre eux, lors de la fonte des neiges, quitteront vers un autre territoire; mais à date c’est encourageant. En souhaitant que la fin de l’hiver et le début du printemps soient cléments pour eux.

Il faut se méfier des regroupements hivernaux de dindons, car ils ne sont pas nécessairement révélateurs de ce que nous allons observer comme population une fois le printemps arrivé.

Ensuite, comme je le disais plus haut, je sauve un peu de temps de prospection car année après année les dindons (même si ce ne sont plus les mêmes), se perchent habituellement dans les mêmes 5-6 endroits. C’est donc un peu plus facile pour moi de les localiser. On apprend à connaître son terrain et les premières années j’avais de la difficulté à bien me placer par rapport à leur sortie au champ, car leur positionnement était dur à connaître. Ils entrent tôt au bois, car les arbres qu’ils utilisent pour se percher sont un peu plus loin. Pourquoi préfèrent-t-ils ceux-là ? Je ne sais pas. Ils se retrouvent souvent dans les secteurs où il y a beaucoup de sapinage ou de gros pins. Peut-être ont-ils besoin d’arbres solides pour moins se faire brasser dans le vent? Ou est-ce une source de nourriture? Plein de facteurs peuvent être la réponse mais j’ai dû m’adapter à eux.

Les caméras cellulaires sont aussi bien aidantes pour la localisation. Je les installe tôt en saison et souvent ça me permet de localiser mes dindons sans les déranger. Ils sont difficiles à localiser visuellement dû à leurs habitudes du soir et je sauve un temps énorme en installant mes caméras cellulaires. Comme je serai absente quelques jours, je serai très contente d’avoir quelques photos pour m’aider à m’enligner dans la bonne direction à mon retour.

Les caméras cellulaires sont bien pratiques pour localiser les dindons. L’auteure en installe quelques-unes sur son territoire dans des endroits stratégiques tôt en saison. Sur la photo un mâle repéré en bordure de champ.

Je vais aussi miser sur le fait qu’en cours de saison, il y a toujours un genre de 2e petite période de rut chez le dindon. Comme les mâles sont encore bien «en mode recherche» et qu’il n’y a presque plus de femelles non accouplées avec eux, j’ai remarqué qu’ils redeviennent beaucoup plus réceptifs au call et enclins à s’approcher des appelants.

Sinon, ce sera la bonne vieille technique sur la passe, un call et pas de decoy!!

Bien hâte de vivre cette saison.

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