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QUESTIONS ET OPINIONS

Cette page est réservée aux lecteurs qui désirent poser des questions aux experts de 100% CHASSE PÊCHE ou encore émettre leur opinion concernant tous genres de sujets reliés aux grands domaines de la chasse, de la pêche ou du piégeage. Envoyez-nous vos questions ou opinion.

QUESTION

Parasites de poisson

Mon frère et moi sommes allés pêcher le doré sur le fleuve cet hiver et nous avons capturé quelques perchaudes. En faisant les filets nous avons aperçu de petits points blanchâtres dans la chair des poissons. Avez-vous déjà entendu parler de cas semblables? Est-ce que ce sont des parasites? Pouvons-nous quand même manger ces poissons?

S. Tourangeau

RÉPONSE

Il s’agit effectivement de parasites de poisson. Le cycle complet de celui-ci passe habituellement par des petits crustacés (embryons), puis des poissons (larves) et se termine habituellement dans un oiseau (vers) qui recommence le cycle en déféquant dans l’eau et en libérant des œufs. Ce sont des parasites assez communs et une bonne cuisson permet de les détruire complètement. Toutefois, il faut avouer que ce n’est pas très appétissant… Personnellement quand ils ne sont pas trop nombreux, je les enlève avec la pointe d’un couteau en les passant devant une lumière vive avant de consommer la chair.

R. M.

QUESTION

Des œufs en été?

RÉJEAN LEMAY

Il m’est déjà arrivé de prendre des truites mouchetées qui portaient des œufs en juillet. Est-ce normal?

A. Tremblay

RÉPONSE

En fait, la réponse à cette question pourrait être oui et non. Comme la truite mouchetée fraie à l’automne (entre septembre et décembre selon la latitude), il est tout à fait normal d’apercevoir des œufs lorsqu’on éviscère une truite capturée en été. Le processus normal de maturation des œufs débute au printemps et se poursuit jusqu’au moment de la ponte à l’automne.

S’il y a présence de petits œufs en développement (moins de 3 mm) dans l’abdomen de la truite (plus précisément dans ses gonades) au milieu de l’été, tout est normal. Par contre, si en plein mois de juillet vous éviscérez une truite qui a le ventre gonflé tellement ses gonades sont remplies de gros œufs d’une taille de 4 à 5 mm, cette situation est anormale.

Il m’est d’ailleurs arrivé à quelques reprises d’être témoin de ce genre de phénomène, et chaque fois il s’agissait très probablement de poissons issus d’ensemencements. Comme ces truites sont soumises à des traitements et des manipulations qui n’ont rien de très naturel, je soupçonne certaines d’entre elles de mal vivre ce stress et d’en venir à connaître un cycle de reproduction déréglé par rapport à celui de leurs consœurs sauvages.

Une autre hypothèse serait que certaines truites qui ne peuvent frayer à l’automne en raison d’une absence de substrat adéquat à ce moment (c’est le cas pour la plupart des sujets ensemencés) conserveraient leurs œufs en elles jusqu’à l’été suivant. Ce phénomène est toutefois inhabituel, car normalement les truites qui ne libèrent pas leurs œufs à l’automne vont les réabsorber (ils se liquéfient) dans les semaines qui suivent.

R.M.

Réactions suite l’éditorial du rédacteur en chef Louis Turbide intitulé «Vente de viande sauvage à Kahnawake: sérieuse menace pour l’avenir de la chasse au Québec»

En effet suite à la publication de cet éditorial dans l’édition de février 2025 de nombreuses personnes ont pris la peine de communiquer avec nous pour féliciter le rédacteur en chef d’avoir dénoncé cette situation épouvantable pour la faune et en particulier pour l’orignal. Évidemment comme ce dossier met en cause un groupe d’autochtones composé de certains mohawks, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une situation délicate pour les autorités. Mais il n’en demeure pas moins que cette fois les responsables de l’application de la loi doivent avoir le support des politiciens en place pour mettre fin à cette véritable boucherie sans faire de jeu de mot. Et nous pouvons vous assurer que tous les intervenants du domaine qui ont communiqué avec nous, sont d’accord que le gouvernement doit agir ceci incluant autant les chasseurs allochtones qu’autochtones ainsi que plusieurs agents de protection de la faune.

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